DACMC:HIV

DACMC:HIV

De nos jours, on approche stratégiquement la lourde tâche qu’est le contrôle de l’infection VIH-1 en se basant sur trois modes distincts. Les traitements médicamenteux mettent l'accent sur la prévention de la maturation et du pouvoir infectant du virus, de la synthèse et de la reproduction de l'ADN viral ou sur l'inhibition du point d'entrée du virus dans une cellule. Récemment, les composés peptidiques anti-pénétration et anti-fusion ont fait l'objet d'une grande attention. Toutefois, en raison de leur demi-vie particulièrement courte et de la nécessité d'augmenter la fréquence de dosage, leur utilité s'en est trouvée quelque peu limitée. Le maintien de niveaux relativement stables de médicaments joue un rôle primordial dans la lutte contre les infections virales, en particulier dans la prévention de la résistance virale. En ce qui concerne le conjugué à action prolongée DACMC:VIH, ConjuChem cible surtout la protéine gp41, déterminante dans le processus de fusion et d'infection des membranes. Il a été constaté que le peptide C34 bloquait la fusion cellule-cellule opérée par le virus et l'infection VIH-1 de novo des cellules T. En appliquant la technologie DACMC à ce peptide, qui a une durée de vie très courte dans sa forme native, la durée de vie plasmatique augmente, d'où un allongement de l'activité antivirale. Cette dernière est particulièrement importante pour freiner la résistance virale. Au vu de ces résultats in vitro exceptionnels, d'autres études sont actuellement en cours de réalisation, axées sur le choix d'un modèle in vivo satisfaisant et fiable.