Jusqu’à très récemment encore, le champ de la thérapie peptidique n’avait pas été exploré en profondeur du point de vue clinique, en dépit des progrès considérables dont a bénéficié le développement de médicaments candidats grâce aux avancées dans les domaines de l’expression phagique, des références combinatoires et de l’avènement de la protéomique. La croyance selon laquelle aucun peptide à action brève ne peut faire face au manque de conformité chez les patients ni aux coûts élevés de fabrication est à l'origine de cette situation.
Les plateformes technologiques DACMC et PC-DACMC développées par ConjuChem apportent une solution aux défis que sont la protection des peptides contre la dégradation par les peptidases et l’élimination rénale rapide qui s'ensuit. Ces plateformes technologiques ont été conçues pour tenter d’allonger la demi-vie des médicaments peptidiques puissants qui, de par leur nature, sont dégradés et éliminés rapidement.
Alors que les peptides naturels sont généralement dégradés et éliminés rapidement en raison de leur courte demi-vie, la liaison covalente d'un DACMC ou PC-DACMC à l’albumine permet de retarder les mécanismes d’élimination des peptides. La demi-vie des DACMC et PC-DACMC bioconjugués à l'albumine demeure ainsi identique à la demi-vie de l’albumine, généralement supérieure à 10 jours chez l’être humain. Le médicament possède alors un effet de plus longue durée que celui du peptide d’origine.
Les DACMC et PC-DACMC visent un seul site de l’albumine, appelé cystéine-34. Le groupe chimique réactif utilisé en tant qu'élément constitutif des DACMC et PC-DACMC est hautement sélectif pour les groupements thiol, tels que ceux présents dans la cystéine-34. La liaison à la cystéine-34 fournit des propriétés difficiles, voire impossibles à obtenir avec d’autres sites de l’albumine. Jouant un rôle dans la liaison covalente de nombreuses entités naturelles présentes dans l’organisme, telles que les déchets et les produits dérivés du processus, la cystéine-34 contribue à leur élimination. ConjuChem imite ainsi un phénomène naturel par le truchement de ses plateformes technologiques DACMC et PC-DACMC, avec à la clé plusieurs avantages thérapeutiques (en particulier en termes de demi-vie et d’immunogénicité).
Principale composante du sang, l’albumine est un élément que l'on trouve dans la plupart des protéines sanguines. Circulant dans le sang, elle est présente dans presque tous les tissus et organes de l’organisme. L’utilisation d’albumine comme porteur pour les DACMC et PC-DACMC permet de réduire la variabilité interindividuelle. Les bioconjugués conservent le large profil de distribution de l’albumine, notamment sa dispersion dans tous les tissus, à l’exception du système nerveux central (SNC) ; en effet, l’albumine ne traverse pas aisément la barrière hémato-encéphalique. Le large profil de distribution de l’albumine permet à ConjuChem de cibler une diversité d’états pathologiques en utilisant les DACMC et PC-DACMC bioconjugués à l’albumine comme porteur. En outre, l’albumine ne traversant pas aisément la barrière hémato-encéphalique, le risque d’effets secondaires graves sur le SNC s'en trouve considérablement réduit.
ConjuChem est actuellement en mesure de mener simultanément plusieurs programmes de recherche. ConjuChem sous-traite à des organisations de recherche et autres fournisseurs la conduite de ses essais cliniques et la fabrication de ses produits, stratégie que la Société entend poursuivre dans le futur.